Les deux mécanismes

Le président de SASU est assimilé salarié : sa rémunération supporte des cotisations sociales élevées (de l'ordre de 75 à 80 % du net en charges patronales et salariales cumulées), en échange d'une protection sociale proche de celle d'un salarié — sauf l'assurance chômage.

Les dividendes sont prélevés sur le bénéfice après impôt sur les sociétés. Ils supportent le prélèvement forfaitaire unique (30 % en 2026, impôt et prélèvements sociaux compris), sans cotisations sociales, mais sans aucune protection en retour : ni retraite, ni maladie, ni prévoyance.

Le calcul qu'on oublie

Comparer 80 % de charges à 30 % de flat tax est trompeur. Les dividendes ont d'abord subi l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà). Et la rémunération est déductible du résultat, ce qui réduit l'IS. Sur un même euro de bénéfice, l'écart réel est bien plus faible qu'annoncé — et il s'inverse dès que l'on valorise la retraite.

La réponse pragmatique

  • Une rémunération de base suffisante pour valider des trimestres de retraite et ouvrir des droits maladie.
  • Des dividendes en complément, une fois l'exercice clos et la trésorerie sécurisée, jamais pour financer le quotidien.
  • Une révision chaque année, parce que le bon dosage dépend du bénéfice, de votre situation familiale et de vos autres revenus.
Ce dosage se décide sur des chiffres, pas sur un article. Notre rendez-vous conseil (190 €, déduits si une mission suit) sert exactement à ça. Pour choisir la structure elle-même : SASU ou EURL.

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Information générale à jour au 2 septembre 2026 : elle ne remplace pas une étude personnalisée. Contactez-nous pour votre cas précis.